Dernières créations.

Dernières créations.
Blue Sun ii
Sighing
Lucid Depression
Hold my Hand
# Posté le samedi 13 juin 2009 08:33
Modifié le dimanche 28 juin 2009 15:12

THE TEENAGE DREAM _____ n'others

THE TEENAGE DREAM _____ n'others


Hello, I'm a teenager, I'm a prospector
Of love
Hello, I'm a heartbroken, I've tought my lesson
Of love. *

See it ! It's just around us !
While you're sit in the bus
In front of me,
See it ! And sing my song
That's to love we belong,
And heal me. *

There's a lot of reasons to hold on
And I've made my choice :
I won't be alone again,
Thanks to your smile and your voice.
*
# Posté le mercredi 20 mai 2009 13:08
Modifié le mercredi 20 mai 2009 13:20

Souve_nirs.


- Entrez ici, monsieur. Les habits sont là-bas.
Enfilez ou le gris - ou le bleu, pourquoi pas.
La maison ? Un abri où nous dormons, parfois,
Quand le vent souffle trop, ou que descend le froid.
Nous avons du café - attention, il est fort,
Ou du thé, ou de l'eau. Avez-vous vu dehors
Comme le ciel est pur, et le sable turquoise?
J'aime ces matins-là où les choses vous toisent
Avec une amitié, un respect qu'ont les frères.
Mais buvez, finissez, nous avons un horaire.

- Voilà. Baissez la tête, et rentrez. Sur ce mur
Nous avons raconté nos nuits, quand elles murmurent ;
Parfois, elles se taisent, et parfois se confient.
La lumière ira bien pour les photographies.
Mettez votre capuche, et le chèche serré,
Le sable par ici est si fin qu'on croirait
Qu'il traverse la maille, et tissus les plus fins.
Nous vendons des flacons de sable, du parfum...
Pas même une bouteille d'huile, ou du savon?
Prenez-le, touchez-le, tournez-le : il sent bon.
Pas d'affaire? Très bien. Sortez dans la lumière,
Les guides nous attendent avec les dromadaires.
`


- Plus haut le pied, ici. Allez, tenez vous droit,
Et pendant sa levée mettez les bras en croix.
C'est un grand animal, celui-ci, beau calibre !
Cette position-là assure un équilibre.
Serrez bien vos genoux comme sur un cheval,
Et vos mollets, tendus - ne vous faites pas mal.
Vous voyez devant vous? C'est le meilleur des guides.
Il sait, quand il le faut, ou lâcher de la bride
Ou la tirer un peu ; le trajet sera doux ;
Vous êtes sur le pont, et lui est à la proue.

- Pardonnez-moi, monsieur, de parler aussi haut,
D'oser, en plein désert, évoquer des bateaux !
C'est que le quotidien, ici, est long et morne.
On croise des badauds, quelques bêtes à cornes
Et des entrepreneurs achetant du terrain,
Pour bâtir des hôtels et par appât du gain.
On croise des enfants dont les yeux ont rougis,
Dont les parents sont morts au début de leur vie
Et qui traînent lassés déjà, de l'existence.
Où dorment les sauveurs - où dorment les consciences?
Leurs vêtements sont sales, troués, en haillons,
La misère a leurs pas pèse comme un bâillon.
Et quand l'âge est venu de faire des études,
C'est dans un cimetière du coin, tête au Sud
Et les pieds refroidis, qu'ils apprennent les choses.
Les tombes sont fleuries, et puis elles se nécrosent.
Par ici, chaque jour, on en compte bien six...
Allez, Monsieur, allez, avant j'avais un fils.
On croise des vieux gens que l'air a rendu bruns,
Qui n'ont jamais connu la gifle des embruns ;
Quand vous rêvez d'argent, de succès populaires,
Ces hommes-là, monsieur, ne rêvent qu'à la mer.
On croise un paysage aussi beau que haï,
Aussi vaste qu'étroit, et nu - c'est mon pays,
Et plutôt que rêver de terres de cocagne,
Le matin, au réveil, c'est l'orgueil qui me gagne.
Je me confie, monsieur, mais le guide trépigne ;
Vous verrez, le trajet est une grande ligne
Où vous attendent au bout d'immenses oasis.
Nous avons les palmiers, si vous avez les lys.


Sur le dos d'une bête au balancement sage,
Je cherchais ces vallons de sable, ces mirages,
Dont les livres parlaient quand j'étais à l'école.
Figurez-vous des vents qui, balayant un sol
Aussi changeant et flou qu'il demeure identique,
Chargent les horizons de monstres symétriques.
Figurez-vous les dunes chauves, dont le crâne
Est luisant de soleil ; où sommeillent les mânes
Endormies de brigands, de héros, de soldats.
Comme de l'eau, les vents vous agrippent les doigts
Et confèrent au voyage un aspect gigantesque,
Où chaque mouvement, comme une grande fresque
Est un effort contre eux, avec eux, une danse.
Les dunes sont des coeurs, et des cerveaux qui pensent.
`

J'avais posé le pied sur cette mer éteinte.
Les yeux sont fous d'espace, et tout en demi-teinte ;
Autant qu'un mot peut dire ce que sont les couleurs,
De jaune-rouge, orange, en gris et bleus farceurs
Qui vous envoûtent l'oeil et le laissent grisé.
M'ayant pris par le bras, un grand sec, et frisé
M'emmena visiter le point d'eau de l'endroit ;
Devant cette beauté l'on se sent maladroit
Et la fin de nos vies, la seconde qui fauche,
N'est plus rien qu'une peur idiote et vaine, et gauche.
Cette eau me rappelait un petit lac, en Grèce,
Entouré de rochers comme une forteresse.
Mais ici, les rochers avaient forme florale,
Et dans le grand fouillis des choses tropicales
Poussent des fleurs, des fruits. Saturées de chaleur,
Les pistes asséchées mènent à la fraîcheur.
Un homme m'aborda, barbu, les yeux rougis ;
Il avait dans les bras un fennec endormi
Et le berçant toujours, il me tendit la bête.
Il avait le front grand et l'allure d'un prophète.
Tandis que je berçais l'animal, en touriste,
Il me tendit sa main d'un geste lent et triste,
Et dit : monsieur, la pièce et tu seras gentil !

Je suis Occidental. Je ne fais pas crédit.


Z.
# Posté le dimanche 17 mai 2009 14:38

_][_______________

Il existe, au-dessus de nos villes plombées,
Un paysage noir où gisent des planètes.
Et l'on regarde, aux soirs où passent les comètes,
Comme la vie s'en va, en nous laissant tomber.


Ces champs-là sont obscurs, et différents des nôtres.
Il arrive qu'un corps en fusion parmi d'autres
Echappe au mouvement grave, épais, de l'espace,
Comme une fleur lassée d'être à la même place.
Ici ou là, charmé d'autres plaines du vide,
Il meurt. A votre tombe, étoiles céphéides,
Un nouveau-né vagit comme un dieu minuscule,
Et dans son coeur brûlant, c'est votre coeur qui brûle.

Levez le front, amis, embrassez de vos lèvres
Un plafond moucheté où des yeux pleins de fièvre
Eclairent le silence. Ils brillent, ces yeux rouges,
Ils brillent, ces yeux bleus au fond des noires douves
Et sont, sur le dessin fugace de la nuit,
Sur les sanglots, sur les légendes défraîchies,
La dernière légion, l'ultime régiment,
Improbable chapeau de matins obsédants.

Ces champs-là sont lointains, et pourtant se prénomment.
Ils sont gaz et fumées, nous les voudrions hommes ;
Nébuleuse de l'Aigle, et du Rat, et du Chien,
Galaxie du Radeau, du Sombrero ; L'Indien
Est le nom d'un chauffard autour d'une grand-mère,
Qu'on nomme Exoplanète et qui, avant la Terre,
Tricotait ses fulgures dans cette immensité,
Entrelaçant le vide opaque, et la clarté.
Nous avons ce gamin, V huit-cent trente-huit,
Avorton dénudé ; nous savons qu'il abrite
En son sein des milliards de gamines brûlantes :
Un harem encombré, garni de parturientes.

L'Univers est le mot le plus grand, le plus fou.
Les astres sont passés là-haut bien avant nous,
Les astres seront là quand la vie, cacochyme,
Aura tout accompli, de l'abîme à l'abîme.
Ces gangues de fumées, de lucioles de feu,
Ces balles craquelées aux anneaux paresseux, \/ /
Auront le dernier mot, sans avoir la parole.
Et quand le soleil fou mangera les lucioles,
Il nous entraînera avec eux, dans le noir ;
Le coucher de la vie, la fin du dernier soir.


Il existe, au-dessus de nos villes plombées,
Un paysage noir où gisent des planètes.
Et l'on regarde, aux soirs où passent les comètes,
Comme la vie s'en va, en nous laissant tomber.


Z._][
# Posté le dimanche 10 mai 2009 14:10

< La lune sautait de vague en vague comme des balles d'or dans les mains d'un jongleur >

< La lune sautait de vague en vague comme des balles d'or dans les mains d'un jongleur >
# Posté le dimanche 03 mai 2009 14:17